Gare de Yotsuya

22 août 2006年, Gare de Yotsuya à Tokyo, aquarelle

Roland Bartes est quelques fois venu au Japon de 1966 à 68 comme la mission culturelles française et a bien décrit les impressions de l’actualité japonais dans “L’Empire des signes” (1970). Selon lui, “La gare, vaste organisme où se logent à la fois les grands trains, les trains urbains, le métro, un grand magasin et tout un commerce souterrain, la gare donne au quartier ce repère, qui, au dire de certains urbanistes, permet à la villes de signifier, d’être lue. La gare japonaise est traversée de mille trajets fonctionnels, du voyage à l’achat, du vêtement à la nourriture : un train peut déboucher dans un rayon de chaussures. Vouée au commerce, au passage, au départ et cependant tenue dans un bâtiment unique, la gare (est-ce d’ailleurs ainsi qu’il faut appeler ce nouveau complexe?) est nettoyée de ce caractère sacré qui marque ordinairement les grands repères de nos ville : cathédrales, églises, mairies, monuments historiques. Ici, le repère est entièrement prosaïque… ”
Or, la Gare de Yotsuya, c’est située au bout du quartier Kojimachi où regne le siège social d’Ito -Yokado, le grand magasin à succursales, et autour duquel s’éparpillent les compagnies publicitaire et beaucoup de bureaux du designer comme son sous-traitant. Moi aussi, j’ai travaillé dans un bureau du designer là-bas en passant la Gare de Yotsuya tous les jours, et en ce-temps là, mon cadre de vie sociale, c’était plongé dans un train-train prosaîque.
À ce propos, je me souviens bien que dans mon enfance, vers 1960, ma mère m’a amené à primitif Ito-Yokado à Kitasenju qui était un petit humble magasin, et qui ne m’a paru qu’un baraque foraine au milieu du faubourg, alors que maintenant c’est très connu comme le plus grand surface au Est-Japon.